Charte d’utilisation de l’intelligence artificielle
Fiduciaire Martin SA
Pays et droit applicable : France · RGPD · CNIL · Version 1.0 du 1ᵉʳ septembre 2026
Préambule
Pourquoi cette charte
Les outils d'intelligence artificielle sont entrés dans l'entreprise sans qu'on les y invite : un assistant dans la messagerie, un autre dans le tableur, un troisième ouvert dans un onglet du navigateur. Ils font gagner du temps. Ils font aussi sortir des informations, inventer des chiffres et signer des textes que personne n'a relus.
La direction de Fiduciaire Martin SA ne souhaite ni interdire ces outils, ni les laisser s'installer sans règles. La présente charte fixe le cadre : ce qui est autorisé, ce qui ne l'est pas, quelles données ne sortent jamais de la maison, et qui répond de quoi.
Art. 3
Principes directeurs · 3.1 Cinq principes
Toute utilisation d'un outil d'IA dans l'entreprise respecte cinq principes. En cas de doute sur une situation que la charte ne prévoit pas, ce sont eux qui tranchent.
- La personne décide. L'outil propose, suggère, résume ou rédige ; un collaborateur relit, corrige et assume.
- Rien ne sort sans autorisation. Une information confidentielle ou une donnée personnelle n'entre dans un outil que si cet outil a été validé pour cela.
- On ne fait dire à l'IA que ce qu'on peut vérifier. Un outil d'IA se trompe avec assurance.
- On dit quand l'IA est intervenue. À l'interne toujours, à l'externe chaque fois que la personne en face pourrait vouloir le savoir.
- On respecte les autres. Ni contenu trompeur, ni imitation d'une personne réelle, ni usage qui discrimine.
Art. 4
Outils autorisés, tolérés et interdits · 4.1 Trois régimes
Chaque outil d'IA utilisé dans l'entreprise relève d'un des trois régimes fixés à l'annexe A, tenue par le référent IA :
- Autorisé : l'outil a été examiné (conditions d'utilisation, réutilisation des données pour l'entraînement, hébergement, sécurité des comptes). Il peut être utilisé pour le travail, avec les données que l'annexe A lui associe.
- Toléré : l'outil peut servir à des tâches génériques, mais aucune donnée de l'entreprise, de ses clients ou de personnes identifiables n'y est saisie.
- Interdit : l'outil n'est utilisé pour aucune tâche professionnelle.
Un outil qui ne figure pas à l'annexe A est réputé toléré au mieux. Personne n'est sanctionné pour avoir demandé l'ajout d'un outil ; chacun peut l'être pour avoir confié des données à un outil non autorisé.
Art. 6
Données : ce qui ne sort jamais · 6.2 Ce qui ne sort jamais
Ne sont saisis dans aucun outil d'IA qui n'a pas été expressément autorisé pour des données sensibles, et jamais dans un outil toléré :
- les données personnelles de clients, de candidats, de collaborateurs ou de partenaires, y compris sous forme de liste, de capture d'écran ou de pièce jointe ;
- les données de santé, les données bancaires et les données pénales ;
- les documents comptables et financiers non publiés ;
- les contrats, devis, appels d'offres et négociations en cours ;
- les codes source, secrets, mots de passe, clés et configurations ;
- les informations reçues sous accord de confidentialité ou couvertes par un secret professionnel.
Copier un document dans un outil, y téléverser un fichier, y dicter un compte rendu ou y partager son écran revient à saisir son contenu.
Art. 6
6.4 Secret professionnel et dossiers clients (module fiduciaire)
Les données comptables, fiscales, sociales et patrimoniales des clients sont couvertes par le secret professionnel et par le devoir de discrétion du cabinet. Un dossier client, un grand livre, une liasse fiscale, un bulletin de paie ou une déclaration ne sont soumis qu'à un outil autorisé pour ce niveau, après suppression ou pseudonymisation de tout ce qui n'est pas nécessaire à la tâche. Le nom du client n'apparaît jamais dans une consigne adressée à un outil toléré.
Art. 15
Cadre juridique applicable en France · 15.3 Portée de la présente charte
L'entreprise dispose d'un règlement intérieur. Pour devenir opposable aux salariés, la présente charte lui est annexée au sens de l'article L1321-5 du Code du travail et suit la procédure de l'article L1321-4 : avis du comité social et économique lorsqu'il existe, dépôt au greffe du conseil de prud'hommes, transmission à l'inspection du travail accompagnée de l'avis du CSE, et publicité. Elle entre en vigueur au plus tôt un mois après l'accomplissement de ces formalités. Le CSE est également consulté au titre de l'introduction de nouvelles technologies (article L2312-8).
Art. 16
Veille réglementaire et textes à venir
Le droit de l'intelligence artificielle évolue vite. Le référent IA tient à jour le calendrier ci-dessous, et la charte est révisée dès qu'une échéance modifie une règle d'usage.
- 2026 : Volet numérique du projet de loi DDADUE désignant légalement les autorités françaises de surveillance du règlement sur l'IA (CNIL, DGCCRF, Arcom, ACPR), en cours d'examen (à confirmer).
- 2026 : Programme de contrôles ciblés de la CNIL sur les systèmes d'IA.
- 2 décembre 2027 : Règlement (UE) sur l'IA : obligations « haut risque » de l'annexe III.
Annexe C · dernière page du même PDF
Bordereau d’engagement individuel
Je soussigné(e) ……… reconnais avoir reçu et lu la charte d’utilisation de l’intelligence artificielle de Fiduciaire Martin SA, avoir eu la possibilité de poser toute question à son sujet, et m’engage à en respecter les règles dans le cadre de mon activité professionnelle.
